Ciel et photographie : 5 sources de fascination qui m’ont suivi jusqu’ici


Aujourd’hui, je vous propose de changer un peu de thème d’article. Pas de conseil hyper technique, de tutoriel très pointu pour traiter vos images mais …. une petite histoire.
J’ai eu la chance d’être convié par Anthony du blog « Les Curieux du Cosmos » pour participer à un carnaval d’articles. Je vais donc tenter de relever ici le défi !Pour ceux qui ne connaissent pas, le but d’un carnaval d’articles est de faire intervenir plusieurs blogueurs sur un thème prédéfini. C’est ainsi une façon d’avoir un tour d’horizon sur une thématique donnée et avec plusieurs points de vue…

Ainsi, voici le thème qui était proposé :

« Et vous, qu’est-ce qui vous fascine en photographie ? »

Quelle excellent choix! La photographie est au cœur même de ma pratique de l’astronomie. J’ai ainsi décidé de l’aborder en la mettant en parallèle avec mon activité (et mon vécu) d’astronome amateur.

 

photo-lever-soleil

J’ai toujours été fasciné par ces scènes de lever de Soleil et les couleurs que l’atmosphère peut parfois prendre

Pour une meilleure navigation, voici le sommaire de cet article : 

1. Au début, c’était l’argentique…

En commençant mon article par ce paragraphe, je sais pertinemment que ça ne va pas parler à tout le monde. Mais il faut bien en parler ! Je commence à compter mes années. Bébé des années 80, j’ai connu toute mon enfance les plaisirs de l’argentique.

Pour les plus jeunes d’entre-vous je rappelle qu’il s’agit de la manière dont on prenait les photos avant l’avènement du numérique. Il n’y avait pas de support de stockage numérique (eh oui, pas de  carte SD ou de clef USB…) mais une simple pellicule. Cette dernière nous permettait d’effectuer un certains nombre de photos.

C’est ainsi que mon papa m’achetait avant de partir en vacances ma pellicule 24 poses ou 36 poses. Eh oui vous l’aurez compris, le nombre de photos à prendre était limité et même très limité (par rapport aux centaines de photos que l’on peut rapidement prendre de nos jours).

En quoi était-ce fascinant me direz-vous ? Eh bien c’est simple : vous preniez votre photographie avec calme, patience et passiez le reste de vos vacances à penser aux photos que ça allait donner. Ah oui j’oubliais, contrairement au numérique vous ne pouviez pas voir immédiatement à quoi ressemblait votre cliché. Il fallait déposer vos pellicules dans un bureau de tabac, chez un photographe ou dans un supermarché et attendre 24 à 48 heures avant de découvrir vos photographies.

Fascinant, non ?!

2. La découverte du ciel et les premiers clichés

Un peu plus tard (dès l’adolescence), j’ai eu mon premier appareil photo numérique. Vous imaginez la révolution que ça a été 🙂 En même temps, j’ai commencé à m’intéresser au ciel.

J’ai naturellement commencé à observer avec de simple jumelles de mes parents. Quelle fut la première cible ? La Lune ! Et je m’en souviens encore !

En parallèle, je tentais pleins d’essais photos. Ces essais furent plus ou moins réussis.

Naturellement, j’ai commencé à prendre beaucoup de clichés de ce qui m’émouvait le plus:

  • levers/couchers de Soleil
  • présence de la Lune proche de l’horizon

J’ai donc commencé à prendre ce style de cliché :

photo-nocturne

Niveau technique, à revoir mais beaucoup de chemin parcouru depuis

Je me suis aussi beaucoup amusé avec les arcs-en-ciel:

photo-arc-en-ciel

Les arcs-en-ciel sont une cible facile lorsqu’on souhaite débuter en photographie du ciel (nocturne ou diurne)

Voire aussi avec des scènes dirigées vers le ciel mais plus créatives :

photo-ciel-création

Toujours sur le ressenti, j’ai commencé à prendre plein de clichés dirigés vers le ciel

Même si ces quelques résultats étaient de qualité moyenne, ils m’ont conforté dans l’idée de m’améliorer. J’ai peu à peu commencé à me poser des questions, à lire des livres afin d’avoir une approche plus technique de la photographie. J’ai rapidement trouvé de la fascination grâce aux progrès rapidement réalisés. Je me suis aussi intéressé à d’autres cibles : les planètes, les éclairs.

3. L’achat du premier instrument

Peu à peu, je me suis lancé dans l’astronomie amateur. Avec l’achat du premier télescope (très modeste), j’ai tout de suite eu envie de conserver une trace de mes observations.

En parallèle, j’étais abonné à la regretté revue « Astronomie magazine ». J’étais complètement fasciné par les clichés que certains amateurs arrivaient à prendre. Moi aussi je voulais faire pareil !

Alors j’ai commencé mais sans méthode…

Quand je dis sans méthode c’est vraiment sans méthode. Pour le coup, je ne vous communique aucun cliché!

En dépit de photos de piètre qualité, je trouvais alors ma fascination dans la faculté à capter de la lumière provenant de « là-bas ».

4. L’arrivée en force du planétaire

Suite à l’acquisition de mon premier instrument, je me suis dirigé vers des observations plus pointues tout en restant assez accessibles : le planétaire. Comme beaucoup d’astronomes amateurs, je me suis dirigé vers un imageur économique : la webcam.

C’est ainsi que je me suis lancé dans l’observation de la Lune, de Saturne et de Jupiter. Pour rappel, il s’agit de prises d’images dites « au foyer ». Pour cela il faut acheter une webcam et lui retirer sa partie optique (sa lentille quoi !). En effet, la partie optique est remplacée par le télescope.

Avec ce type d’acquisition, j’ai appris à travailler sur des vidéos. J’ai aussi découvert avec amusement combien notre atmosphère nous perturbait. J’ai par exemple observé combien la surface de la Lune semblait onduler…

Je me suis ainsi lancé dans le traitement d’images. J’ai par exemple eu l’occasion de créer ma première mosaïque lunaire :

mosaïque-lunaire

Ma première mosaïque lunaire : assemblage de plusieurs photos issues de vidéos différentes

Au niveau des logiciels, j’ai longtemps utilisé le logiciel gratuit « Iris ». Comme vous le savez depuis quelques temps, j’utilise désormais le logiciel Siril.

Comme souvent pour les débutants, j’ai rapidement progressé. La fascination liée à mes clichés étaient au rendez-vous.

5. L’image par l’approche scientifique

Outre l’aspect esthétique des images, j’apprécie une approche plus scientifique de l’imagerie. 

En effet, pour moi les images que j’arrive à acquérir sont avant tout des rayons lumineux ayant parcouru des millions, des milliards de kilomètres avant de parvenir sur mon capteur. Il s’agit donc d’une précieuse information à exploiter.

De même, j’ai passé beaucoup de temps à analyser les clichés provenant de différentes missions spatiales. Chaque pixel porte un signal essentiel, image d’une réalité d’une partie de l’Univers à un moment donné. Combien de temps ai-je passé adolescent à décortiquer les images des rovers Spirit et Opportunity afin d’y dénicher un détail que seul j’aurai trouvé ?

Ces dernières années, alors que les campagnes d’acquisition d’images se font en quantité de plus en plus vertigineuses (par exemple dans le domaine de la recherche de planètes extrasolaires), plusieurs astronomes amateurs ont su faire émerger des découvertes via l’analyse d’images.

Les images n’ont donc pas fini de fasciner les astronomes amateurs 🙂


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