ExoMars, départ imminent!

Depuis la création de mon blog il y a quelques mois, je proposais de suivre plusieurs missions d’exploration faisant l’actualité mais jusque là, aucune n’était européenne. Je me reprends donc avec la mission Exomars !

Alors que nous sommes à la veille de son lancement, je vous propose de découvrir ce qu’elle nous réserve…

ExoMars, la mission

Sachez tout d’abord que la mission principale d’ExoMars est de détecter d’éventuelles traces de vie passée. Elle en tire d’ailleurs son nom : « Exo » pour exobiologie, c’est-à-dire la science dont l’objet est la recherche de vie extraterrestre.

Je disais en introduction qu’il s’agissait d’une mission européenne. Sachez que j’inclus dans cette formule l’agence russe ROSKOSMOS qui contribue largement à la mission (par exemple de nombreux instruments, et la fusée pour le lancement!).

La mission est en fait composée de deux lancements:

  • le premier se nomme ExoMars 2016  : il comprend un orbiteur et un module d’entrée, de descente et d’atterrissage.
  • le second se nomme ExoMars 2018 : comprend un rover avec plusieurs instruments dédiés à la recherche de molécules organiques.

L’orbiteur d’ExoMars 2016

Ce satellite, une fois placé en orbite martienne aura deux fonctions:

  • Il permettra tout d’abord d’analyser précisément son atmosphère.  Les scientifiques souhaitent en réalité détecter des gaz présents en faibles proportions comme le méthane. Ce dernier a été détecté à maintes reprises par différentes missions mais son origine est toujours incomprise. Sur Terre, ce gaz est produit par les organismes vivants. Il pourrait ainsi être produit par des organismes sous la surface martienne. Il est aussi possible qu’il soit produit par l’activité géologique. Comme je le disais dans mon précédent article sur le basculement de Mars le Mont Olympe est la plus grande formation volcanique du système solaire. Il pourrait ainsi subsister des traces de son activité dans l’atmosphère martienne, surtout que les plus récentes coulées de lave sont récentes à l’échelle géologique.
  • Sa deuxième fonction sera de servir de relais de télécommunications pour les missions depuis la surface de Mars.

Il a été baptisé TGO pour « Trace Gas orbiter ».

Le démonstrateur d’ExoMars 2016

L’orbiteur larguera justement le module démonstrateur avant sa mise en orbite (baptisé Schiaparelli). Pourquoi un tel module me direz-vous alors? La réponse simple : l’Europe ne maîtrise pas à ce jour la technique d’entrée et d’atterrissage à la surface de Mars.

L’enjeu de ce module sera donc technique. Si tout se passe bien, tout sera prêt pour que le rover puisse atterrir sur Mars en 2019.

L’atterrisseur n’est quant à lui constitué que de quelques instruments de mesure. Une caméra enverra des images de sa descente afin de la reconstituer et l’étudier. Une fois au sol, sa vie n’excédera pas 4 jours terrestres. Aucun cliché au sol n’est prévu; seules quelques mesures.

Le déroulement de l’arrivée du démonstrateur

Voici comment les ingénieurs ont prévu l’arrivée du démonstrateur sur Mars:

exomars2016-descente
Scénario d’arrivée du démonstrateur Schiaparelli sur Mars. Crédits : ESA/ATG medialab
  1. Le module se séparera de l’orbiteur TGO trois jours avant son arrivée sur Mars (16 octobre 2016)
  2. Le 19 octobre, le module se retrouvera à une altitude de 121km à plus de 21000km/h… En quelques minutes, le module sera fortement ralenti par l’atmosphère martienne.
  3. Une fois arrivé à la vitesse de 1700km/h et à 11km d’altitude, un parachute sera déployé.
  4. Le module se retrouvera alors à une vitesse d’environ 250km/h. C’est alors que la partie inférieure sera larguée.
  5. Schiaparelli se séparera ensuite du module supérieur et activera ses propulseurs à hydrazine.
  6. Une fois arrivé à une altitude de 2 mètres, il coupera ses propulseurs pour tomber en chute libre et se retrouver au sol!

 

Pourra-t-on suivre son lancement?

Bien-sûr ! Grâce aux technologies actuelles c’est possible et en direct! cela se passera sur  Watch ExoMars launch. Evidemment, la mission dispose de son compte twitter : @ESA_ExoMars.

Pour l’instant, le lancement est prévu ce lundi 14 mars à 10h (heure française). Il aura lieu à Baïkonour à bord d’une fusée proton.

Ce sera alors le début d’une nouvelle aventure.

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